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Le voyage de Christine Fréchette à Paris a coûté 136 000 $ aux contribuables

Auteur: Nicolas Gagnon 2026/09/08

La première ministre du Québec, Christine Fréchette, et sa délégation ont facturé 136 000 $ aux contribuables pour un séjour de cinq jours à Paris, dont près de 50 000 $ en services de chauffeur, selon des documents obtenus par la Fédération canadienne des contribuables à la suite d’une demande d’accès à l’information.

« Christine Fréchette a dépensé 136 000 $ de l’argent des contribuables pour cinq jours à Paris sans ramener un seul résultat concret », a déclaré Nicolas Gagnon, directeur Québec de la FCC.

La première ministre et une délégation de sept autres personnes se sont rendues à Paris du 16 au 20 mai 2026.

Le voyage, payé par les contribuables, a coûté 135 891 $. Le billet d’avion de la première ministre a coûté 11 343 $, tandis que ceux des autres membres de la délégation ont coûté environ 2 200 $ chacun aux contribuables.

Fréchette et sa délégation ont également eu recours aux services d’un salon VIP à l’aéroport de Paris, pour un coût total de 9 776 $.

La délégation a séjourné à l’hôtel Pullman Paris Montparnasse, pour un coût de 40 016 $. L’établissement se décrit comme « une véritable œuvre d’architecture contemporaine » offrant des « chambres et suites luxueuses » ainsi qu’une « spectaculaire salle de bal ».

Fréchette et sa délégation ont aussi retenu les services d’Avis Chauffeur pour leurs déplacements dans la capitale française. En cinq jours, la facture s’est élevée à 48 604 $. À titre de comparaison, la délégation aurait pu louer au moins huit Porsche Cayman GTS, soit une pour chacun de ses membres, pour un total de 30 672 $.

« Près de 50 000 $ en frais de chauffeur pour cinq jours à Paris, c’est tout simplement excessif », a déclaré Gagnon. « Les contribuables québécois ont payé davantage pour les déplacements de la première ministre à Paris pendant cinq jours qu’il en aurait coûté pour louer une Porsche à chacun des membres de sa délégation. » 

Les contribuables ont également payé 4 000 $ pour les cocktails servis lors d’un événement soulignant le 20e anniversaire de l’Accord Québec-Canada relatif à l’UNESCO, auquel participait la délégation.

Fréchette avait présenté sa mission comme une occasion d’accroître les exportations québécoises vers la France et l’Europe et de promouvoir les secteurs de la défense et des minéraux critiques. Elle a également profité de sa rencontre avec Emmanuel Macron pour lui demander son appui à la candidature de Montréal pour accueillir la future Banque de défense, de sécurité et de résilience. 

De retour au Québec, la première ministre s’est défendue contre les critiques voulant qu’elle soit rentrée les « mains vides », affirmant que les projets sur lesquels elle travaillait avec la France « prendraient du temps à se concrétiser ».

« La première ministre peut certainement demander aux contribuables d’être patients, mais après un voyage de 136 000 $, ils sont en droit de s’attendre à des résultats concrets », a conclu Gagnon.