EN FR

Ottawa ne sait pas si son programme de confiscation des armes à feu réduira la criminalité

Auteur: Nicolas Gagnon 2026/05/12

Montréal, QC: La Fédération canadienne des contribuables demande au gouvernement fédéral d’abandonner son programme de confiscation et de rachat des armes à feu après qu’une demande d’accès à l’information déposée par la FCC a révélé que Sécurité publique Canada ne détient aucune analyse démontrant l’effet de cette mesure sur la criminalité ou la sécurité publique.

« Si le gouvernement est incapable de prouver aux contribuables que ce programme améliorera réellement la sécurité publique, alors les contribuables ne devraient pas avoir à payer la facture », a déclaré Nicolas Gagnon, directeur Québec pour la FCC. « Ottawa doit écouter les policiers qui répètent depuis des années que l’interdiction et la confiscation des armes à feu ne fonctionneront pas. »

La FCC a déposé une demande d’accès à l’information auprès de Sécurité publique Canada afin d’obtenir « toute analyse produite par le ministère concernant l’efficacité du programme de compensation des armes à feu de type arme d’assaut et ses effets sur les taux de criminalité et la sécurité publique ».

Le ministère a répondu qu’« aucun document correspondant à votre demande n’existe au sein de Sécurité publique Canada ».

Le gouvernement fédéral soutient que le programme de rachat et de confiscation vise à rendre les Canadiens plus en sécurité. Malgré l’interdiction imposée en 2020, les crimes violents commis avec une arme à feu ont continué d’augmenter au Canada.

Des experts en application de la loi affirment depuis des années que le programme d’Ottawa ne fonctionnera pas.

« Nous savons que le programme de rachat des armes à feu n’aura essentiellement aucun impact sur la criminalité à Toronto », a déclaré Clayton Campbell, président de la Toronto Police Association.

Des dizaines de corps policiers à travers le pays ont également refusé de participer au programme.

Tous les gouvernements provinciaux, à l’exception de la Colombie-Britannique et du Québec, ont aussi refusé d’y participer, invoquant de sérieux doutes quant à l’efficacité du programme.

Le gouvernement a prévu au moins 742 millions $ pour mettre en œuvre son programme d’interdiction et de confiscation des armes à feu, selon le budget 2025. D’autres experts estiment que le coût total pour les contribuables pourrait atteindre 6 milliards $.

« Les experts en sécurité publique affirment depuis des années que cette confiscation des armes à feu ne fera rien pour rendre le Canada plus sécuritaire », a déclaré Gagnon. « Le gouvernement est incapable de présenter la moindre preuve du contraire. Ottawa doit écouter les experts et abandonner ce programme coûteux d’interdiction et de confiscation des armes à feu. » 
 

-30-