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Les Canadiens veulent abolir le compte de dépenses des anciens gouverneurs généraux

Auteur: Nicolas Gagnon 2026/07/20

MONTRÉAL (Québec) : La Fédération canadienne des contribuables demande au premier ministre Mark Carney de mettre fin au compte de dépenses des anciens gouverneurs généraux, financé par les contribuables, alors qu’un nouveau sondage Léger révèle qu’une forte majorité de Canadiens souhaite abolir ce privilège.

« Les Canadiens ont parlé et le verdict est sans appel : il est temps d’abolir ce privilège financé par les contribuables », a déclaré Nicolas Gagnon, directeur Québec de la Fédération canadienne des contribuables. « Aucune raison ne justifie que les contribuables paient jusqu’à 206 000 $ par année pour financer les dépenses discrétionnaires des anciens gouverneurs généraux. » 

Les anciens gouverneurs généraux peuvent réclamer jusqu’à 206 000 $ par année en dépenses diverses jusqu’à la fin de leurs jours, en plus de toucher une pension payée par les contribuables. 

Ce compte de dépenses peut même servir à rembourser certaines dépenses admissibles pendant six mois après le décès d’un ancien gouverneur général.

Le sondage Léger demandait aux Canadiens ce qu’il fallait faire du compte de dépenses des anciens gouverneurs généraux. Les résultats montrent que :

  • 71 % souhaitent son abolition;
  • 13 % veulent le maintenir;
  • 16 % sont indécis.

Parmi les répondants ayant une opinion, 85 % appuient l’abolition du compte de dépenses, contre seulement 15 % qui souhaitent le conserver.

Ce sondage survient après que Mark Carney a annoncé que son gouvernement examinerait le programme de remboursement des dépenses des anciens gouverneurs généraux, à la suite de révélations selon lesquelles plus de 550 000 $ ont été versés dans le cadre de ce programme l’an dernier.

La nouvelle gouverneure générale, Louise Arbour, a récemment demandé aux fonctionnaires de revoir l’allocation vestimentaire accordée à sa fonction.

« Mark Carney devrait abolir une fois pour toutes ce compte de dépenses d’une autre époque », a ajouté Nicolas Gagnon. « Louise Arbour a déjà démontré sa volonté de moderniser Rideau Hall. Elle devrait poursuivre sur cette lancée en renonçant à ce privilège financé par les contribuables et en encourageant Ottawa à y mettre fin. »