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L’administration Martinez Ferrada doit revoir son budget 2026

Auteur: Nicolas Gagnon 2026/01/13

MONTRÉAL (QC) — La Fédération canadienne des contribuables demande à la mairesse Soraya Martinez Ferrada et au conseil municipal de Montréal de freiner la croissance des dépenses et de revoir des hausses de taxes foncières qui dépassent l’inflation dans le premier budget de la nouvelle administration.

« Les familles montréalaises font déjà face à des coûts de logement élevés et à une hausse générale des dépenses, et une augmentation de 3,8 % des taxes foncières ne fait qu’alourdir leur fardeau», a déclaré Nicolas Gagnon, directeur Québec de la FCC.« L’hôtel de ville devrait chercher des économies au lieu de piger encore davantage dans les poches des contribuables.»

Dans son budget 2026, la Ville de Montréal prévoit une hausse des dépenses de 5,4 %, soit 389,8 millions de dollars, ce qui porte le total à 7,7 milliards de dollars.

Le propriétaire moyen d’une maison unifamiliale paiera environ 204 $ de plus en taxes foncières cette année, certains arrondissements affichant des hausses supérieures à 5 %.

« Les dépenses augmentent beaucoup plus vite que l’inflation et le coût du service de la dette grimpe de 87 millions de dollars, ce qui démontre que la Ville continue de trop dépenser et transfère la facture aux contribuables », a poursuivi Gagnon. « Les Montréalais paient plus cher parce que l’hôtel de ville refuse de faire de véritables économies. »

Malgré les promesses électorales de réduire la bureaucratie, l’administration repousse les compressions significatives dans les effectifs.

Alors que la mairesse s’était engagée à abolir 1 000 postes administratifs sur quatre ans, le budget actuel ne retranche que 65 postes dans les services centraux, la majorité des compressions étant reportées aux budgets futurs.

Le budget maintient ou augmente aussi les dépenses dans plusieurs secteurs, notamment les infrastructures cyclables, tout en misant sur des amendes et pénalités plus élevées pour accroître les revenus et en forçant les citoyens à payer davantage en taxes.

« Lorsque la Ville continue d’augmenter ses dépenses pour des projets ciblés alors que l’abordabilité recule, il devient évident que les priorités ne reflètent pas celles des contribuables », a conclu Gagnon. « Les Montréalais veulent un meilleur rapport qualité prix, pas des taxes plus élevées et une administration toujours plus lourde. »