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L’engagement du nouveau gouvernement du Québec à geler le salaire des députés doit être salué!

Auteur: Nicolas Gagnon 2026/10/06

MONTRÉAL, QC : La Fédération canadienne des contribuables salue l’engagement du premier ministre désigné du Québec, Paul Saint-Pierre Plamondon, à geler le salaire des députés de l’Assemblée nationale, y compris celui du premier ministre et des ministres, ainsi que celui des dirigeants des sociétés d’État, jusqu’au retour à l’équilibre budgétaire.

« Ce gel salarial est un pas dans la bonne direction », affirme Nicolas Gagnon, directeur Québec de la FCC. « Les contribuables ont vu les politiciens s’accorder de généreuses hausses de salaire pendant que Québec accumulait les déficits à répétition et alourdissait la dette.

« Les élus doivent montrer l’exemple : remettre de l’ordre dans les finances du Québec doit passer avant une autre augmentation de salaire. »

St-Pierre Plamondon a annoncé que le nouveau gouvernement du Parti Québécois, élu le 5 octobre, fera de ce gel salarial son premier projet de loi.

Le salaire de base d’un député est passé de 101 561 $ à 146 375 $ depuis 2022, une hausse de 44 %. Cette augmentation comprend la hausse de 30 % adoptée en 2023.

Un sondage Léger commandé par la FCC en mars révélait que 68 % des Québécois s’opposaient à une nouvelle augmentation du salaire des députés cette année. Cette proportion atteignait 79 % parmi les répondants ayant exprimé une opinion.

« Les Québécois ont envoyé un message clair : rétablissez l’équilibre budgétaire avant de vous accorder une autre augmentation », déclare Gagnon. « Le nouveau gouvernement mérite d’être salué pour avoir fait de ce gel son premier projet de loi.

« Il doit maintenant éliminer les dépenses inutiles et reprendre le contrôle des finances du Québec pour mettre fin au déficit. »

Québec prévoit encore un déficit de 7,7 milliards de dollars en 2026-2027, après les versements au Fonds des générations. Les contribuables devront aussi payer 10,5 milliards de dollars cette année uniquement pour couvrir les intérêts sur la dette.