Montréal (Québec) – La Fédération canadienne des contribuables presse l’ensemble des députés de la Chambre des communes de faire obstacle à l’augmentation salariale prévue le 1er avril, alors que de nouvelles estimations indiquent que les hausses de cette année se situeront entre 8 800 $ et 17 600 $.
« Les contribuables sont écœurés par la culture des augmentations salariales automatiques à Ottawa et ils s’attendent à ce que leurs élus fassent preuve de leadership en disant non à une nouvelle ponction dans les poches des contribuables », a déclaré Franco Terrazzano, directeur fédéral de la FCC.
« Le premier ministre Mark Carney demande aux Canadiens de se préparer à faire des sacrifices. La moindre des choses serait que les politiciens cessent de remplir leurs propres poches avec l’argent des contribuables. »
Le salaire d’un député sans portefeuille est actuellement de 209 800 $. Un ministre touche 309 700 $, tandis que le premier ministre reçoit un salaire annuel de 419 600 $.
Les députés s’accordent des augmentations salariales chaque année, le 1er avril.
Bien que les chiffres définitifs n’aient pas encore été publiés, la FCC estime que la rémunération des députés augmentera d’environ 4,2 % cette année, selon les données salariales du gouvernement.
Sur cette base, la FCC estime que l’augmentation représentera environ 8 800 $ de plus pour les députés sans portefeuille, 13 000 $ pour les ministres et 17 600 $ pour le premier ministre.
Après l’augmentation de cette année, les députés sans portefeuille toucheront un salaire annuel de 218 600 $, selon les estimations de la FCC. Un ministre recevra 322 700 $ et le premier ministre empochera 437 200 $.
Selon des sondages Léger, une large majorité de Canadiens s’oppose depuis plusieurs années aux hausses salariales des députés : 79 % en 2025, 80 % en 2024, 80 % en 2023 et 79 % en 2022.
« Les contribuables ont besoin de députés qui les défendent réellement et mettent fin à ces augmentations salariales. Chaque hausse accordée aux politiciens ouvre la porte à de nouvelles demandes coûteuses de la fonction publique », a déclaré Nicolas Gagnon, directeur Québec de la FCC.
« Un véritable leadership consisterait à réduire la rémunération des députés et, à tout le moins, à mettre fin aux augmentations tant que le gouvernement continue d’emprunter au lieu de rembourser la dette. »
Le gouvernement fédéral a déjà montré l’exemple en gelant le salaire des députés de 2010 à 2013.